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EN DIRECT-France/Législatives-Confusion dans le camp présidentiel sur la stratégie pour le second tour
information fournie par Reuters 01/07/2024 à 12:04

Le Rassemblement national (RN) est arrivé en tête dimanche du premier tour des élections législatives, devançant le "Nouveau Front populaire" (NFP) et le camp présidentiel dans un scrutin dont l'enjeu politique revêt un caractère inédit dans l'histoire de la Ve République.

Selon les résultats définitifs, le RN et ses alliés Les Républicains (LR) obtiennent 33,15% des voix, devant la nouvelle alliance de gauche du NFP (27,99%) et la liste présidentielle "Ensemble pour la République" (20,4%).

Le NFP et "Ensemble" ont donné leur consigne de vote pour le second tour, appelant leurs candidats respectifs arrivés en troisième position à se retirer là où le RN risquerait de l'emporter.

Mais au sein du camp présidentiel, cette stratégie électorale est brouillée par les appels de plusieurs personnalités à faire barrage également à La France insoumise (LFI).

Emmanuel Macron a appelé à "un large rassemblement clairement démocrate et républicain pour le second tour".

LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS:

11h45 - Dans le camp présidentiel, une réunion à l'Elysée autour d'Emmanuel Macron est prévue à la mi-journée. Gabriel Attal échangera par ailleurs à 15h00 en visioconférence avec les candidats "Ensemble pour la République !". Le Premier ministre sera aussi l’invité du JT de TF1 dans la soirée.

11h40 - Le Rassemblement national tient un bureau exécutif à son siège parisien, auquel participent Marine Le Pen et Jordan Bardella. La question porte sur un éventuel désistement des candidats RN qualifiés au second tour dans des "triangulaires" mais qui ont peu de chances de l'emporter.

"Nous allons étudier chaque circonscription au cas pas cas, le bureau exécutif sera amené peut-être à prendre un certain nombre de décisions", a déclaré Jordan Bardella à son arrivée. "Nous allons étudier tout cela", a-t-il ajouté.

11h40 - Sur X, Jean-Luc Mélenchon répond à la proposition de débat de Jordan Bardella. "Monsieur Bardella a raison, il y a besoin d'un débat entre les deux projets pour les Français. Le candidat du Nouveau Front populaire pour la primature n'a pas été désigné. Il doit donc s'adresser aux Insoumis, premier mouvement en nombre d'élus au premier tour du Nouveau Front Populaire", dit le chef de file de LFI, renvoyant vers Manuel Bompard, Mathilde Panot ou encore Clémence Guetté, coordinatrice du programme.

11h28 - "Nous suivons de très près le déroulement de ces élections", a déclaré lundi à des journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Nous attendrons le second tour, même si les préférences des électeurs français nous semblent plus ou moins claires", a-t-il dit.

9h00 - Dans une Lettre ouverte aux Français, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, invite les électeurs à "faire le choix d'une rupture responsable" en optant pour le RN au second tour face au NFP, "une alliance du pire", des "incendiaires qui assument une stratégie du conflit permanent".

Sur X, il se dit "prêt à débattre" avec Jean-Luc Mélenchon avant le second tour, prévu dimanche. "Les Français veulent de la clarté".

8h45 - Sur BFM TV, la présidente de l'Assemblée nationale sortante Yaël Braun-Pivet appelle à "une grande coalition allant des LR aux écologistes et aux communistes". "Je crois possible aujourd'hui la construction d'une grande coalition."

08h40 - La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Marine Tondelier, critique vivement sur France Inter les propos de Bruno Le Maire, qui rejette tout vote pour La France Insoumise au second tour.

"Ce que vient de faire Bruno Le Maire, c'est un comportement de lâche et de privilégié. De privilégié. C'est hors sol, c'est lunaire et ce n'est pas à la hauteur de l'Histoire", assène-t-elle.

"Je suis atterrée, vraiment. Ils ont choisi le déshonneur aujourd'hui. Ils auront le déshonneur et la défaite, parce que le macronisme, c'est fini : les résultats l'ont montré clairement."

8h40 - Interrogé sur l'appel de Gabriel Attal à bâtir des "majorités de projets et d'idées", le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure émet une fin de non-recevoir.

"Comment pourrais-je aujourd'hui considérer que je vais accepter d'être supplétif d'une majorité en déroute ?", dit-il sur franceinfo.

8h20 - "Nous ne sommes pas dans une élection ordinaire (...) j'appelle tous nos électeurs lorsque nos candidats ne sont pas au second tour à voter pour un candidat du camp social-démocrate", déclare lundi sur France Inter le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. "Je combats le Rassemblement national mais je ne vote pas pour la France insoumise (...). Pour moi, La France insoumise est un danger pour la nation comme le Rassemblement national est un danger pour la République", ajoute-t-il.

Bruno Le Maire critique par ailleurs la décision de Gabriel Attal de suspendre la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance-chômage.

"Je suis très circonspect sur les gages que l'on peut donner, sur les positions de circonstance, sur les accommodements, sur les calculs. Je considère qu'il faut une réforme de l'assurance-chômage", indique-t-il.

Interrogé sur son avenir, Bruno Le Maire reconnaît qu'il ne devrait bientôt plus être ministre. "Il est assez probable que les Français en aient décidé ainsi et qu'ils le confirment dimanche prochain mais peu importe", assure-t-il.

8h00 - La prime de risque de la dette française décline lundi, signe du soulagement des investisseurs qui redoutaient une progression plus marquée du Rassemblement national (RN) lors du premier tour des élections législatives. L'écart de taux (spread) entre les obligations françaises à dix ans et les titres allemands de même échéance atteint 74,5 points de base, après avoir grimpé jusqu'à 84 points vendredi.

7h50 - "La Macronie a été sévèrement battue par une colère populaire", dit sur France 2 Mathilde Panot, figure de La France Insoumise (LFI), qui affirme qu'une victoire du "Nouveau Front populaire" reste possible face au RN.

"Nous sommes présents dans 407 seconds tours, donc il est tout à fait possible qu'au soir du 7 juillet, nous ayons une majorité qui puisse créer un gouvernement", a dit la députée élue dès le premier tour dans le Val-de-Marne.

Interrogée pour savoir avec qui le NFP serait prêt à s'allier en cas de majorité relative, Mathilde Panot a dit ne pas vouloir aller "dans la politique fiction".

7h45 - Sur RTL, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a dénoncé la "cacophonie" du camp présidentiel sur les désistements.

"C'est clair qu'il y a une forme de cacophonie dans les expressions puisqu'elles ne sont pas toutes les mêmes entre ce que dit Emmanuel Macron, ce que dit M. Bayrou, ce qu'a dit M. Philippe, ce qu'a dit Gabriel Attal lui-même".

"Il y a une hypothèse qui a été tranchée définitivement hier, c'est que Gabriel Attal ne sera plus Premier ministre et que le camp macroniste n'a pas la possibilité de disposer d'une majorité absolue. Donc je ne crois pas qu'il soit très bien placé pour appeler au rassemblement autour de lui".

7h40 - La victoire "historique" du RN au premier tour des législatives offre la "possibilité de créer demain une vraie majorité différente, large, unie pour redresser le pays", dit lundi sur France 2 Sébastien Chenu, qui a été réélu dès le premier tour dans sa circonscription du Nord.

Il a appelé les Français à donner une majorité absolue au RN au second tour du scrutin mais n'a pas exclu que le parti puisse gouverner en cas de majorité relative s'il parvient à trouver des soutiens.

"Il faut regarder la configuration de l'Assemblée", a-t-il dit mais si le RN obtient des soutiens, "nous assumerons nos responsabilités devant les Français".

Interrogé pour savoir si le RN pourrait retirer sa candidature dans les "triangulaires" en échange d'un soutien, Sébastien Chenu a botté en touche.

"Le bureau exécutif va se prononcer ... nous allons regarder la situation".

(Rédigé par Blandine Hénault, Bertrand Boucey et Nicolas Delame)

3 commentaires

  • 01 juillet 13:20

    Ni FN ni LFI c'est évident.


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